• Chapitre 3 : Capitaine Rorjan

     

    Le corps de milicien nouvellement recruté avançait lentement, chaque jour ressemblant au précédant. De longues marches et peu de pause, le soir venu les hommes montais le campement, s’entraînais, mangeais et allais se coucher, le matin les miliciens démontaient le camp et la journée recommençait de plus belle. Audran angoissais à chaque pas qu’il faisait en direction de Balaven et de la bataille qui l’attendait, il parlait peu, ne voulant pas connaître les personnes qu’il allait voir mourir. Le destin, joueur et ironique lui offrit tout de même une rencontre, à l’aube du vingt-troisième jour de marche.

     

    Audran était parti voir le capitaine des miliciens, on l’avait affecter régiment des lancier, mais par sont passé de chasseur Audran était plus à l’aise à l’arc, désirant un poste qui lui convenais mieux, il était parti réclamé ça mutation. C’est les bottes enlacée par la boue que l’homme arriva prêt du capitaine. C’était un homme imposant ce capitaine, une montagne de muscle, la peaux salie par la boue, une épaisse barbe entourais ses grosses lèvres. Sont allure était suffisante pour être craint et respecter par ses hommes. Il était tel un ours en armure et prêt au combat. Son nom était Rorjan, « capitaine Rorjan » ! Comme il aimait le rappeler à ses troupes.

     

    Rorjan était devant sa tente entouré des ses cinq lieutenants. Ils discutaient autour d’une carte avec un jargon que Audran ne connaissais pas. Du vieux Simatrien. Une langue utilisée par certain militaire et oublier par les autres. Audran ôta son capuchon de cuir et la voix pleine de modestie, il interrompit le capitaine.

     

    - « Capitaine Rorjan ? Je pourrais vous poser une question ? »

    - « Tu vient d’la poser mon gars ! Part j’ai du travail ! » Répondis l’homme en armure, ce qui fis sourire ses lieutenants.

     

    Audran marqua une pose, puis insista, avec un ton plus ferme.

    - « C’est important mon capitaine. »

     

    Rorjan leva les yeux de ça carte. Il esquissa un sourire, en partie cacher par sa barbe. Après un silence de quelques secondes, il fis signe à ses lieutenant de l’attendre un peut plus loin.

    - « Entre. » Dit simplement le barbu.

     

    Audran hésita un petit instant puis suivis son capitaine à l’intérieur de sa tente. Elle était rouge, la couleur des gradés. L’intérieur était plus agréable que les abris des miliciens, mais elle traînait dans la même boue noirâtre.

     

    - « Qu’es qui te traquasse mon gars ? »

    - « Depuis que nous sommes partie d’Olémia je suit les entraînement à la lance. »

    - « Comme tout les autre ! » Interrompis sèchement le capitaine.

    - « Oui … » répondis Audran, intimidé par son supérieur. « Cependant, avant j’était chasseur et je pense être plus utile à l’arc. »

    - « A l’arc ?! » repris Rorjan avec dédain. « Tu voudrais faire partie du corps des archets ? »

    - « Oui capitaine ! »

    - « Ah ! Les archets ! Tu parles de ces femmes qui se cachent derrière leurs camarades ! »

    Le capitaine se tourna vers sa recrue, la regardant dans les yeux et la pointant du doigt.

    - « Tu viens sous ma tente, pour me demandé de partir avec ces fillettes ?! »

    - « Oui capitaine ! »

    Ce dernier baissa son doigt accusateur.

    - « Apparemment t’sais c’que tu veut mon gars ! »

     

    Audran se demandais si son capitaine était en train de le tester. Un sourire en coin s’afficha sur le visage de se dernier.

    - « Tu est bien bâtis, tu pourrais être un excellant lancier ! Pourquoi diable veut tu marcher avec les archers ?! »

    - « Je me sent plus apte à l’arc mon capitaine ! » Répondis la recrue au garde-à-vous.

     

    Rorjan se frotta la barbe en réfléchissant.

    - « C’est non ! »

    - « Mon capitaine ? »

    - « J’ai dit : C’est NON mon gars ! »

    - « Vous ne me testez pas avant de prendre votre décision mon capitaine ? »

    Alors que Audran s’attendais à une réprimande de la part de son capitaine fort de caractère, celui-ci resta calme et s’assis sur sa couchette. Il se frotta la barbe à nouveau.

    - « Tu m’a dit venir d’Olémia c’est ça ? »

    - « Oui capitaine. »

    - « Cela fait donc vingt-deux … non ! Vingt-trois jours que tu marches au côté des lanciers ! » Rorjan posa ses monstrueuses mains sur ses genoux. « Tu pourrais abandonner tes frères d’armes ? C’est cela que tu veux ? »

    La recrue hésita.

    - « Je ne les abandonne pas … et je n’en connais aucun, mon capitaine. »

    - « Tu ne les connais pas ? Alors laisse moi t’les présenter mon gars ! » La carcasse massive du capitaine se leva et alla jusqu'à l’ouverture de la tente écarlate. « Chaque un des gars que tu vois là a quitté son foyer. Ils aurais pus fuir, se cacher … » Il se tourna vers sa recrue. « Tu aurais pus fuir ou te cacher, mais non ! Vous êtes tous là ! » Rorjan contempla à nouveau le camp des lanciers.  « Nous avons fait tout ce chemin dans la boue, car nous sommes des hommes d’honneur, des hommes prêt à prouver notre loyauté. » Le capitaine fit signe à sa recrue. « Approche et observe mon gars. »

     

    Audran se plaça au niveau de son supérieur. Il regardait le corps des lanciers en contrebas, ils s’entraînaient, brandissant leur lance contre des ennemis imaginaire. Tous effectuaient le même balai.

     

    - « Aucun d’ces hommes ne se connaissais avant. Maintenant, en moins d’un mois ils agissent comme un seul et même être. J’refuse ta d’mande mon gars car tu fait parti de cette troupe, de cet ensemble. Ces hommes vont s’battre et mourir cote à cote, alors qu’ils on des métier, des ages et des vies différente. Maintenant, voudrait-tu les abandonné ? »

    - « Non … mon capitaine. » Audran ne savais quoi dire. Il avait l’impression que Rorjan ne voulais pas vraiment envoyer ses hommes au combat.

    - « Tu m’a dit que tu les connaissais pas. Pourquoi tu ne leurs à pas parler ? »

    La recrue hésita à nouveau.

    - « Répond franchement mon gars. »

    - « Je ne voulais pas connaître les gens qui allais mourir à mes cotés. »

    - « Pourquoi ? »

    - « Pour me préserver je pense … »

    - « Donc dans l’tas c’est toi l’égoïste … »

    Audran se sentis soudainement honteux.

    - « J’devrait p’tet t’envoyer chez les archers. » Ajouta Rorjan en souriant.

    - « Mon capitaine … »

    Interrompis Audran, alors que son supérieur partait vers le bureau.

    - « J’ai commis une erreur mon capitaine. Je ne veux être nulle part ailleurs. »

    - « Ravis de l’entendre mon gars ! Maintenant part ! J’ai du travail ! »

     

    La recrue salua, fis volte face et repartis vers le camp des lanciers. Audran était monté pour demander une mutation. Au final il revient vers ses hommes sur qui il porte un regard nouveau. Le capitaine Rorjan, un homme bien mystérieux, il ne savait que penser de son supérieur, une seule chose était certaine quand il descendait la colline boueuse : à partir d’aujourd’hui Audran voudrais faire parti de cet ensemble.

     

    ***


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