•  

    Le garçon avançait doucement dans la forêt, avec un geste délicat il écarta les fougères qui l’empêchaient de voir la scène. En cette belle nuit, la lune était pleine et sa douce lumière bleutée traversait la cime des arbres, formant des centaines de rayons scintillants. Le vent quant à lui, faisait danser les feuilles qui se mettaient à chanter dans une langue pure comprise uniquement par la nature elle-même. Les yeux émeraude du garçon n’étaient pas attirés par ce spectacle, aussi magique soit-il, le jeune homme était comme hypnotisé par cette femme qui dansait sous le plus beau rayon de lune. Elle portait une robe en rosier, les branches de ceci s’entremêlaient pour former un tissu aussi léger que la soie, serti d’une vingtaine de roses rouges. Toutes les fleurs de sa robe étaient en bourgeons, les pétales serrés les uns contre les autres, se joignant pour remercier les cieux de leur offrir une nuit comme celle-ci. Une seule fleur était ouverte, tout prêt de son cœur, caressant de ces pétales la peau de l’inconnue. Le garçon, qui commençait à peine sa vingtième année, était émerveillé par cette vision enchanteresse et ni pensées ni songes ne vinrent déranger ce moment. Le regard du jouvenceau explorait les moindres courbes du corps de la danseuse, il partit de l’unique fleur vermillon ouverte pour observer les courbures de sa nuque, découvrant avec les mouvements gracieux de la belle inconnue, ses fines épaules. Les lèvres de la jeune femme étaient fines, sa peau claire était bleutée par la subtile couleur de la nuit, ses cheveux lisses, châtain clair et irisé de rouge, lui arrivaient au milieu du dos. Ses yeux, le jeune homme ne pouvait les voir de l’endroit où il était. Cependant il savait que s’il n’allait pas rencontrer cette femme, lui parler ou au moins voir ses yeux, le garçon le regretterait toute sa vie.

     

    La botte du jouvenceau, sortit alors délicatement des hautes herbes qui lui servaient d’abri. Caché dans l’ombre le jeune homme avançait, timide mais décidé. A chaque pas qui le rapprochait de la jeune femme son cœur se serrait de peur qu’elle ne le voie et s’arrête de danser. Le pommeau de la dague qu’il portait à la ceinture reflétait le peu de lumière qui parvenait au garçon qui était venu chasser. L’inconnue continuait de danser, insouciante, elle rigolait comme si l’on venait de lui annoncer la plus belle des nouvelles. Le chasseur de regard approchait furtivement. Arrivé à quelques coudées de l’inconnue, le jeune homme se cacha derrière un arbre qui avait un large tronc : Un Saule Azur, un arbre au tronc blanc et aux feuilles bleues. Un petit rayon de lune éclairait le garçon, dévoilant à qui pouvait le voir son visage. Les traits du jeune chasseur étaient fins, comme si l’enfantine innocence n’avait jamais quitté son visage, pourtant une longue cicatrice parcourait sa joue. Ses cheveux noir mi-long cachaient en partie, ses yeux verts. A son regard, une personne attentive pourrait croire que c’était la première fois que le jouvenceau voyait une femme.

     

    Puis advint le silence, plus de pas dansants, plus de rire. La poitrine du jeune chasseur se serra, ce qu’il craignait venait de se produire, la belle avait arrêté de danser. La veste de cuir du jouvenceau se soulevait au rythme de sa respiration, il finit par sortir de sa cachette. Le rayon de lune semblait bien moins beau en l’absence de la jeune demoiselle. Les épaules du chasseur tombèrent par dépit, quelque chose de chaud et d’humide lui caressa alors la joue. Ses doigts allèrent à la rencontre de cet objet avant de revenir le présenter devant le nez du chasseur. Une larme. Voilà bien longtemps qu’il n’en avait vu.

     

    « Etiez-vous spectateur ? » demanda soudainement une voix à la fois douce et riante.

     

    Le jeune homme se tourna et découvrit les yeux de la belle. Ses yeux si convoités, plus purs et précieux que les plus beaux saphirs des royaumes du nord, avaient une couleur unique un dégradé de bleus splendide, divin ; parfait, ses yeux étaient parfaits. Le jeune chasseur ne pensait pas trouver tel trésor dans cette forêt oubliée de tous. Il balbutia quelques sons ce qui firent rire la demoiselle aux cheveux irisés.

    « Ne savez-vous donc point qu’il est fort impoli d’espionner les jeunes demoiselle dansant au clair de lune ? » questionna la danseuse avec le plus beau de ses sourire avant de continuer : « Vous êtes chanceux, je suis de bonne humeur ! Je vous pardonne. Venez donc danser avec moi. » finit la jeune femme en prenant les mains du chasseur. A l’instant où leurs doigts se frôlèrent toutes les fleurs en bourgeons s’épanouirent, comme si le printemps était venu au galop. Jamais le jeune chasseur n’avait tenu main si douce.

     

    Pris au dépourvu le jouvenceau était comme hébété devant tant de joie et de beauté, puis vint un sourire au coin de ses lèvres découvrant lentement ses dents, son cœur se gonfla de joie petit-à-petit, jusqu’au moment où il se mit à danser avec autant d’entrain que la belle inconnue. Il dansèrent, dansèrent et dansèrent encore.

     

    « Que fête-t-on ? » demanda le jeune homme alors que la demoiselle passait sous son bras avec la grâce des anges.

     

    « La fin et le début ! » répondit la belle en riant.

     

    Les jambes du chasseur s’arrêtèrent puis il répéta : « La fin et le début ? »

     

    « Oui ! » confirma-t-elle à nouveau. « Dansez ! Dansez donc ! Le renouveau, la vie et la nouvelle ère ! » reprit la danseuse.

     

    « Le sens de vos phrases m'est inconnue » dit le jouvenceau, déçu de ne pouvoir comprendre.

     

    « Un jour vous comprendrez et plus que quiconque vous saurez. » finit l’inconnue.

     

    Elle arrêta de danser à son tour et fit une révérence à son cavalier, ce dernier lui rendit mais une fois la révérence achevée la belle avait disparu.

     

    Dix ans passèrent, sans que jamais le jouvenceau n'eût revu la belle.

    ***


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  • En tant que fan de film de Zombie je me devais de commencer une nouvelle sur ce thème. Carnet d'un survivant est une nouvelle dans un contexte apocalyptique zombie, ou un homme lambda va devoir réapprendre à vivre entouré de mort. Dans cette nouvelle je vais essayer de mettre en avant les choix et les sacrifices que l'on doit faire en situation extrême ainsi que les relations entre les survivant.

    Pour essayer d'immerger le lecteur j'ai choisi d'écrire l'histoire à la première personne.


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  • Les mots sont puissant :

     

    Depuis que je suis tout petit, l'on m'a appris bien des choses.

    Mais j'aimerais parler de cette phrase que m'a apprise ma grand-mère.

    La femme sage qu'elle était m'a dit ceci : « Les mots sont puissants ».

    A l'époque j'étais jeune et cette phrase a été stockée dans ma mémoire sans que je ne la comprenne.

    Maintenant que j'ai dépassé l'âge de raison.

    Maintenant que je souhaite faire grandir mon esprit.

    Je pensais pouvoir comprendre cette phrase.

    J'ai alors essayé de faire attention à mes mots.

    Chaque syllabe.

    Chaque pensée.

    Chaque verbe.

    J'essayais de les analyser afin de ne pas blesser.

    Je n'y suis jamais arrivé.

    Vint un jour où je me suis posé une question.

    Ma défunte grand-mère, cette sage me parlait elle de « mot » ou des « maux » ?

    Car, OUI ! Cet assemblage de syllabes est puissant.

    Chaque mot peut avoir plusieurs visages.

    Un mot peut également cacher d'autres mots.

    Mais les maux, ces douleurs peuvent également cacher d'autres maux.

    Mes maux viennent-ils des mots ou d'autres maux ?

    Et les mots provenant de maux sont-ils de vrais mots ?

    Je décline alors des centaines de questions avec des mots, des maux qui m'infligent d'autres maux.

    Comment évaluer la puissance d'un mot ou des maux ?

    Comment savoir si ma grand-mère parlait de mots ou des maux ?

     

    Je ne sais pas si ma sagesse est assez grande pour arriver à percer ce mystère, mais je tente cette aventure mentale.

     

    Un mot est un mot qui désigne tous les mots.

    Tout comme maux est un mot qui désigne tous les maux.

    Un mot peut provoquer le rire, les larmes, il peut blesser et guérir.

    Mais des maux ne me feront jamais rire, ils invoqueront seulement mes larmes.

    Ces maux par définition blessent, mais ils peuvent également guérir.

    Nous ne pouvons guérir si nous ne subissons aucun mal.

     

    Toutes ces péroraisons nous montrent-t-elles réellement la puissance des mots ou des maux ?

     

    Je pense que c'est à chacun d'en juger.

    De mon côté je respecterais ces deux mots.

    Car les mots me font vibrer, ils m'instruisent et me font grandir.

    Mais si je n'avais jamais eu de maux, je serais un homme insipide.

     

    Je comprends maintenant que les mots qui composent chacune de mes questions et les maux qui poussent à me poser toutes ces questions, ne vivraient pas les uns sans les autres.


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  • Cette nuit, après avoir dévoré quelque une de mes BDs je me suis poser une question.

    « Pourquoi, es-ce que j’aime les histoires de Zombies »

    C’est créatures tiré de l’imaginaire d’un génie ou d’un malade mental – suivant l’opinion que l’on a des ces fixions – me fascine. Je suis rester donc un moment l’air dubitatif devant l’image d’un zombie.

     

    Première réflexion : « C’est moche ! »

     

    Certes les zombies c’est moches, ils sont les ennemie des héros sans être pour autant les méchants – je prend pour référence les zombies qui pue, qui bave et qui ne réfléchissent pas – ils sont sans intérêt a première vue et les scénariste voulant utiliser les zombies dans leurs histoires, perdent leurs cheveux en cherchant un scénario qui tiens plus ou moins la route. Oui ! Restons honnête les scénario de zombie font partie des scénario les plus vide que l’on puisse trouver.

     

    Alors pourquoi aimé ça ?

     

    Je me gratte la tête et me pose la question une centaine de fois avant de trouver. Je pense que ce que j’aime dans les histoires de Zombies ce ne sont pas les Zombies, ni même les survivants, ce qui me passionne c’est la comparaison entre ces deux créatures. Les survivant étant toujours « humain » et les zombies était « humain » ce qui fait le liens entre ces deux créatures, ce qui est intéressant – outre la survie en elle-même – c’est cette analyse de « l’humanité » et si je met ce mot si fort entre guillemets c’est que, la plus part du temps, les auteurs de scénario de Zombie essais de montré que « humanité » est un mot surévalué et que toutes les humains ne fond pas forcément preuve d’humanité.

     

    C’est du moins ce que je crois.

     

    Deuxième réflexion : « C’est dégueu ! »

     

    Fait indéniable et caractéristique principale du Zombie, sont odeur de cadavre en putréfaction. Pas d’analyse a se sujet, même si je pourrais dire avec facilité que ça reflète le côté « pourris » des humain, c’est juste … cool !

     

    Troisième réflexion : « C’est SUPER !! »

     

    A ce moment précis je me demande si je garde ma crédibilité … en tout cas ma troisième réflexion me renvoie a la première, c’est un cercle vicieux …

     

    Je vous laisse là mon esprit est suffisamment torturé comme ça !


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